Les bras croisés évoquent la plupart du temps une position de repli sur soi. En fait, les bras agissent comme une barrière pour protéger nos organes vitaux : le cœur, les poumons, l’estomac.

Non pas qu’un individu se trouve forcément engagé face à un danger qui pourrait lui coûter la vie… Mais il agit de la sorte pour se protéger et mobiliser ses propres ressources. De ce fait il se recroqueville sur lui-même.

Pourquoi vous avez les bras croisés

A première vue, cette gestuelle laisse présager une certaine résistance face à des circonstances extérieures ou en interne. La personne bloque sa communication non-verbale, voire même le langage par la parole.

(!) Nous sommes obligés de prendre en compte plusieurs facteurs pour avoir le bon raisonnement. En effet, prenez en considération : le contexte, l’état physique et mentale, les personnes présentes aux alentours.

Il y a plusieurs raisons qui peuvent mener à fermer sa gestuelle :

→ L’individu se protège de quelqu’un, de paroles, d’une situation dans laquelle il est mal à l’aise. Mais aussi en raison de sa propre pollution mentale ; il peut adopter une posture défensive.

→ Lorsque vous avez les bras croisés vous êtes dans une posture assez fermée à vue d’œil. Il se pourrait bien que vous soyez intrépide et portiez un jugement plus critique.

J’ai souvent vu les politiciens adopter cette gestuelle notamment dans les grands débats face aux partis adverses. Le politicien a les bras croisés et le dos enfoncé dans sa chaise basculant vers l’arrière : l’air de dire “Cause toujours, de toute façon tu as tord.”

→ Il est également tout à fait possible que vous soyez simplement dans une position d’attente. Vous êtes dans la salle d’attente chez votre médecin, vous redoutez peut-être l’issue de ce rendez-vous. Vous avez les bras croisés pour vous mettre à l’abri du stress pesant.

→ Parfois vous ne ressentez pas spécialement d’émotions dites négatives mais vous fermez votre gestuelle tout de même. Vous pouvez autant être en train d’écouter avec attention que dans une réflexion interne.

bras croisés

Compte tenu de ces facteurs, si vous n’arrivez toujours pas à déceler le vrai du faux… Je vous propose d’observer d’autres signaux notamment : l’expression du regard, la gestuelle des jambes (sont-elles croisés ou ouvertes et détendues ?)…Etc

Par exemple, une personne qui croise ses bras et ses jambes est dans une position totale de sur-protection. Elle se montre inflexible et infaillible. Vous n’arriverez pas forcément à la faire changer d’avis. Bon courage pour briser la carapace!

Il existe tout de même quelques nuances d’un croisement de bras à un autre. Voyez ceci.

• Les bras croisés en se tenant les deux biceps

Anatomiquement, le biceps est un muscle qui a pour fonction : la flexion de l’épaule, le mouvement du coude et de l’avant-bras. Symboliquement, il représente la phase de projection des volontés à la mise en oeuvre.

De là, l’individu croisant ses bras en agrippant ses deux biceps, est en train d’afficher un potentiel sentiment d’insécurité. Il bloque ses muscles liés à l’action et fait aveu d’impuissance.

Dans un autre cas, j’ai remarqué que certains individus font preuve d’autorité en faisant ce geste. Ils contiennent leur force d’agir et sont prêt à dégainer à tout instant.

• Se tenir les deux coudes

Vous avez déjà dû entendre l’expression : “Se serrer les coudes” qui évoquent un fait solidaire dans lequel on s’entraide.

Eh bien cette gestuelle a la même signification sauf que l’individu se soutient tout seul ! Il tente de se rassurer comme il peut pour faire face à des désagréments internes ou/et externes.

Posez-vous des questions ou demandez lui directement avec empathie : “A t-il peur d’échouer ?”, “A t-il vécu une expérience désagréable ?”, “Se sent-il seul ?”, “A-t-il besoin d’aide ou d’écoute ?”…Etc

• Avoir les bras croisés, poings serrés

Cette gestuelle laisse percevoir une certaine animosité chez votre interlocuteur. Derrière ses bras, il cache sans doute une certaine colère. Il se contient mais est potentiellement prêt à tout emporter sur le chemin.

Ce n’est pas pour rien que l’on dit “frapper du poing sur la table”… Cela fait référence aux hostilités, à de l’aversion.

Méfiez-vous d’un individu ayant cette attitude. Gardez votre calme, faites preuve de maîtrise de soi. Vous savez qu’une attitude non-maîtrisée n’en vaut pas les conséquences. Donc montrez-vous plus adroit qu’une personne adoptant cette attitude !

Astuce pour débloquer la communication

Si vous faites face à un interlocuteur et qu’il se montre fermer : vous pouvez faire quelque chose !

→ Invitez-le à réagir à une question, demandez lui son avis par rapport à un sujet. Le but est de lui laisser la parole pour qu’il ouvre son esprit et enfin de compte son langage non-verbal.

Déposez en commentaire votre avis et vos impressions !

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