Vous en saurez bien plus que vous ne pensez, en décryptant le cou de votre interlocuteur. En effet le cou est un canal entre le monde de l’esprit (le cerveau) et le monde de l’affectif (le cœur).

L’étude du non-verbal de cette partie du corps est vraiment très intéressante. Découvrez pourquoi en comprenant d’abord les phénomènes internes.

Le cou au niveau anatomique

Anatomie du cou

Le cou est une zone riche en terminaisons nerveuses. En fait la base du cou est la frontière entre le cerveau et le thorax. Pour être plus précis, il inclut deux zones verticales juxtaposées :

Le canal rachidien à l’arrière : les 7 premières vertèbres protègent la moelle épinière. Cette dernière est constituée de fibres nerveuses transportant des messages entre le cerveau et le reste de l’organisme. Elle est également le centre des réflexes.

Le canal viscéral à l’avant : les voies aériennes incluant le larynx qui est composé de muscles ainsi que des cordes vocales. De plus, il y a les voies digestives : le pharynx assure la déglutition, la phonation et la respiration.

La thyroïde exerce également une action forte dans la synthèse des hormones. Elle assure la communication intercellulaire en diffusant ces substances au sein du système sanguin.

Comme vous pouvez constater, le cou est une zone très spéciale. A savoir, il contient des phénomènes immunitaires et métaboliques nécessaires au bon fonctionnement de votre corps.

D’où l’intérêt d’analyser le cou de votre interlocuteur. Puisqu’il nous donnera des informations précises quant à ses ressentis et sa façon d’appréhender son quotidien.

Les gestes et attitudes en rapport avec le cou

La gestuelle associée au cou

En soi, le cou reflète les altérations de confiance en soi. A travers le langage non-verbal, vous pouvez aisément deviner si votre interlocuteur se sent en sécurité, est inquiet ou en en difficulté.

• Se toucher le cou

Placez votre main sur votre nuque tout de suite. Saisissez-les effets.

Comme vous pouvez le constater, faire ce geste permet de libérer la tension. Ainsi, le rythme cardiaque diminue et se stabilise à nouveau.

Si vous observez quelqu’un faire ce geste, il se sent sûrement stressé, mal à l’aise, à bout de fatigue ou encore en train de douter.

Il en est exactement de même pour celui qui se tire la peau du cou ! Plus il se la tire, plus il se sent angoissé.

• Raidissement du cou

En général, une personne qui contracte cette partie du corps est tout simplement entêtée. Elle s’est arrêtée à ses propres idées et fait preuve de rigidité.

Il y a comme un engorgement d’énergie. La personne refuse d’avouer ou d’admettre une vérité (personnelle ou pas).

• Hyper-extension

Un interlocuteur orientant excessivement sa tête raide vers le haut (d’une façon à ce que l’on voit bien le cou) – fait preuve d’une grande fierté. Il est potentiellement en sur-confiance.

Ne confondez pas cette attitude avec quelqu’un qui serait juste en train de reprendre un grand bol d’air frais.

• Tête dans les épaules

A ce propos, j’assimile cette attitude de la même façon qu’une tortue se repliant vite dans sa carapace lorsqu’elle se sent menacée.

La position s’établit ainsi : les épaules se haussent en direction des oreilles. Ainsi le cou est plus petit et se fait moins visible.

Cela laisse remarquer que l’individu ne se sent pas à la hauteur. Il manque cruellement de confiance et se sent en insécurité.

• Tripoter son collier / sa cravate

Si vous remarquez quelqu’un faire souvent ceci, il y a tout simplement un désordre dans ses émotions. Effectivement il fait ce geste pour se rassurer. C’est une façon pour lui d’extérioriser.

Face à une nouvelle ou un sentiment désagréable, le collier ou la cravate vont devenir comme un objet d’étouffement. Alors que normalement il n’en est rien. La personne va essayer de remédier à cela en tripotant l’objet. Elle peut essayer de le desserrer, le tirer vers l’extérieur.

En bonus

→ En Egypte antique, les anciens disposaient une amulette dorée autour du cou des momies. Selon leurs croyances, ceci préserverait l’immortalité de l’âme. A savoir, une amulette fait office de protection afin de se préserver des maladies et maléfices.

De ce fait, on peut encore constater à quel point le cou est une zone très spécifique. De nombreux symbolismes y sont attachés, de même que de réelles convictions.

→ Le cou est une zone très érogène. Certaines personnes aiment faire des suçons sur leur partenaire. Cela crée des petites contusions visibles. En fait, pour la personne agissant ainsi c’est une façon de “marquer son territoire”. C’est jugé comme quelque peu narcissique.

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Référence : Atlas d’anatomie Prométhée : Tête, cou et neuro-anatomie
M. Schuenke, Udo Schumacher, Erik Schulte, 2005


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